mercredi 07 janvier 2009
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mardi 07 octobre 2008

Les parachutes dorés suspendent leur vol

AFP
Photo: : AFP

Renoncer à ses privilèges... quand on a failli ou échoué. C'est l'une des invitations ¯ pressantes ¯ lancée, hier, par Laurence Parisot, aux dirigeants des entreprises cotées sur le marché français. Renoncer à ces fameux « parachutes dorés » avec lesquels des dirigeants quittent confortablement l'avion en plein orage. Lestés de plusieurs millions d'euros pour l'atterrissage, quand souvent, derrière, les salariés, prisonniers de la carlingue, cherchent désespérément les gilets de sauvetage...

Les exemples sont légion. Il y a eu, en 2006, celui de Serge Tchuruk, quand il a lâché les commandes d'Alcatel Lucent, avec 5,6 millions d'euros en poche. Plus récemment, les 3,7 millions d'euros qu'aurait pu exiger le patron de Dexia, Axel Miller, avant de se « raviser ».

« Un code de gouvernement »

Nicolas Sarkozy avait, vendredi, prestement réclamé au patronat de livrer ses « recommandations » sur le sujet. La patronne du Medef s'est exécutée, hier. Élaboré avec l'Association française des entreprises privées (Afep), son « code de gouvernement d'entreprise » plaide pour qu'un dirigeant ne soit indemnisé « qu'en cas de départ contraint et lié à un changement de contrôle ou de stratégie ». Une indemnité qui ne pourra excéder « deux ans de rémunération ». Précisément la somme qu'était censé toucher Axel Miller... La présidente du Medef n'a pas voulu plafonner les indemnisations, craignant trop, par exemple, de voir « les meilleurs dirigeants partir ailleurs ».

Sans contrainte

Les stock-options seront aussi soumises à des conditions de performance et les patrons seront obligés d'associer leurs salariés aux bénéfices des entreprises. Interdiction, aussi, de cumuler statut de dirigeant mandataire social et celui de salarié. D'autres mesures visent aussi à encadrer les compléments de rémunération.

Pour autant, la présidente du Medef ne veut pas de loi sur le sujet. Quelles contraintes, alors, pour les entreprises ? Aucune. Si elles n'appliquent pas l'un des éléments du code, « elles devront s'en expliquer devant le Medef ou l'Afep, leurs actionnaires et le grand public », a seulement dit Laurence Parisot.

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